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Kinder yorn

Categories : Chants ashkénazes

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Mordekhai Gebirtig

Harmonisation Yves Markowicz

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Paroles

KINDER-YORN
(Mordekhai Gebirtig)

1) Kinder-yorn, zise kinder-yorn,
Eybik blaybt ir vakh in mayn zikorn;
Ven ikh trakht fun ayer tsayt,
Vert mir azoy bang und leyd –
Oy, vi shnel bin ikh shoyn alt gevorn.
2) Nokh shteyt mir dos shtibl far di oygn,
Vu ikh bin geboyrn, oyfgetsoygn,
Oykh mayn vigl, ze ikh dort,
Shteyt nokh oyf dem zelbn ort –
Vi a kholem iz dos alts farfloygn.
3) Un mayn mame, akh, vi kh’fleg zi libn,
Khotsh zi hot inkheyder mikh getribn;
Yeder knip iz fun ir hant
Mir nokh azoy gut bakant –
Khitsh keyn tseykhn iz mir nisht farblibn.
4) Nokh ze ikh dikh, Feygele, du sheyne,
Nokh kush ikh di royte beklekh dayne,
Dayne oygn ful mit kheyn
Dringn in mayn harts arayn,
Kh’hob gemeynt, du vest a mol zayn mayne.
5) Kinder-yorn, yunge sheyne blumen !
Ts’rik tsu mir vet ir shoyn mer nisht kumen;
Yorn alte, troyerike,
Kalte, more-shkhoyredike,
Hobn ayer sheynem plats farnumen.
6) Kinder-yorn, kh’hob aykh ongevoyrn,
Mayn getraye mamen oykh farloyrn,
Fun der shtub nishto keyn flek,
Feygele iz oykh avek,
Oy, vi shnel bin ikh shoyn alt gevorn.

Années d’enfance
Années d’enfances, douces années
d’enfance,
Pour toujours vous demeurez en ma
mémoire.
En songeant à votre temps
Me viennent regret et douleur,
Oï , comme vite je suis devenu vieux !
La chaumière se dresse encore devant mes
yeux,
Où je suis né, où j’ai grandi.
Je vois aussi mon berceau, là,
Resté toujours à la même place...
Comme un rêve, tout s’est envolé.
Et ma mère, ah, comme je l’aimais,
Alors qu’elle m’a traîné au heder * ;
Chaque pincement de sa main
Je le ressens encore
Même si je n’en garde aucune trace.
Je te vois encore, Feyguelè, ma belle ,
J’embrasse encore tes joues roses.
Tes yeux pleins de charme
Pénètrent au fond de mon coeur,
J’ai espéré qu’un jour tu serais mienne.
Années d’enfance, jeunes et belles fleurs,
Vers moi vous ne reviendrez plus.
Les années de vieillesse, tristes,
Froides, mélancoliques,
Ont pris votre belle place.
Années d’enfance, vous m’avez échappé,
Chère maman, si dévouée, je t’ai aussi
perdue,
De la chaumière ne reste plus une trace,
Feyguelè s’en est aussi allée.
Oï, comme vite je suis devenu vieux.
*Heder : école religieuse juive traditionnelle ,
où les garçons devaient étudier dès leur plus
jeune âge .



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